
Comme pour se laver l’âme, la mer.
Je la regarde me défaire et me refaire vague après vague. Aucune larme n’échappe à la lame bleue.
L’écume recouvre chaque galet, chaque aspérité jusqu’à les polir, me divertir, me faire disparaître, m’oublier. Les morsures acides des embruns finiront de dissoudre tous mes masques.
Dans la crème onctueuse des nuages noyés par les flots, la mer berce dans les bras des rochers les turquoises.
Rien ne me semble désormais plus clair que les mouvements des planètes et de l’univers qu’en écho nous transmettent les coquillages vides abandonnés sur les plages quand on les porte à l’oreille pour écouter leurs secrètes musiques.











