Une chanson traditionnelle

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Robert Budzinski (1874-1955), ’Volkslied’ (Folk Song), “Kunstwart und Kulturwart”, 1919 Source (via issafly)

Le ciel est comme l’envol d’un seul oiseau
la terre un océan de brindilles
à l’horizon un galop de cheval
éparpille les poussières
le cri le crispe
la peur veut prendre le contrôle

une chanson traditionnelle
parle d’une forêt qui mange
et le temps et l’espace qu’elle
accorde à la vie
ta chevelure quand elle s’échappe
devient un nuage
ton œil quand il regarde s’effraye
tout cela habite le cœur
des collines calcinées.

Un cheval

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A Roman bronze horse. Circa 1st-2nd Century A.D.

La lune est un cheval
porté au pas
elle allonge l’ encolure
et laisse ses lèvres effleurer
le ruisseau
l’eau se ride et forme des anneaux
autour des naseaux
la lune respire et broute
les touffes brûlantes de quelques
reflets d’étoiles
à chaque mot correspond l’écho d’une vague
le bruit que fait un sabot quand il égratigne le sable
empreinte de brume
trace que laisse après son passage
la poussière

En Trop

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by Jaime Corum

Quand je ferme les yeux je te vois
m’encercler de tes galops doux
rythmant au travers de tes pas
toutes mes hésitations et les tremblements
incertains de ma voix

Alors je ne ferme plus les yeux et je crois
qu’ainsi je pourrais échapper au passé
celui qui m’avait défait de moi et
t’ avait rendu presque muet

Alors je ne ferme plus les yeux
que pour te regarder
conquis par la liberté d’être
ou de te dissimuler sans accorder
la moindre chance à la violence

Quand je ferme les yeux je me vois
tel que j’aurais dû être au galop
si tu n’avais pas été qu’un rêve
dénoncé comme un maladie
de trop


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La Dame à la Licorne

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Ambivalent

Sue Hawker
Sue Hawker

suis-je chat ou cheval

salamandre ou serpent

fille-garçon

ou simplement statuette

inhumaine

inhabitué à vivre

une seule vie à la fois

parfois je ne suis plus que seulement moi

à cœur ouvert las

portant sur l’épaule le moineau de mon âme

tellement transparente

que personne ne voit

que je suis parée à l’envol

et gorgé de vies