Le beau ténébreux

Sur l’un des troncs une ombre s’allonge 

Le jour décroît la nuit s’avance de quelques pas

Une branche étire quelques fibres de soleil

griffes et dents carnassières

L’arbre abrite une panthère 

Le vent feule les frondaisons flambent 

L’écorce se crispe serait-ce le chat 

Qui aiguise ses griffes 

L’embrasement de la nuit en chaque reflet d’étoile naît de la morsure du fauve

sa robe telle une coulée de lave froide

Matière

Au delà du ruisseau et de son peuple de roseaux
Au delà de la pinède de ses sentiers réduits au silence

La mer ses vagues qu’elle lance comme des flammes

Au fond de moi habitée du crissement des branches et de la pluie d’aiguilles à peine Transparentes

La même colère étrange
S’étoffe