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Orchidée mars 2011

À la place du vide un ciel étoilé propage son velours

à l’intérieur de mon corps

constellent comme de petites étoiles

les cuillerées de miel de tes paroles

mon cœur exponentiel est devenu une île

flottante où se recueillent les envolées de feuilles

les incendies verdoyants les cimes des forêts

se définissent comme autant de clairières

les sons et les syllabes les sonorités vocales

des violons les oscillations lunaires

m’éclairent

dans chaque alvéole à la place de l’air

les parfums de cette fleur étrange

que tu as à la place du cœur

Avisée

untitled (30.III.2010), 2010
Aleksandra Domanovic

Comme si elles étaient en parchemin

ta voix se froisse ta main se crispe

ton pays n’existe plus sur aucune carte

qui en dessinerait les contours

ce que tu prends pour un dernier indice n’est plus que la veine bleue

qui monte en tournant de ton bras jusqu’à ton âme

et te coupe le souffle à quoi te servent ces voyages de fantôme

si ce n’est à fracasser contre de sombres murs

les éclatantes clartés de ta certitude

parfois dans le fond de la gorge

tu la sens cette larme aiguisée

de la solitude