De plus en plus noires

Loose leverage // by Austrian photographer Reiner Riedler

le cœur de l’Homme est sans parole

quand il marche il chausse des bottes

 quand il ment ses morsures comportent

 plus de venin mortel que celles

du serpent tigre

dans les ventricules les chambres froides se succèdent

comme des vagues amères

les soupirs et les relents de ruminants

que le joug hante dès la naissance

mais

au sein du tien les trilles du rossignol

coulent vers leur source comme les larmes

sans faire de fracas elles se contentent

de dénombrer la clarté

ton dédale n’a pas vendu son âme

en ton cœur une chaîne de montagnes

retient le ciel et ses cortèges de fantômes

pour réchauffer la lune et les idiots qui la regardent

alors que les nuits se font de plus en plus noires

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