Douves

Vandelsac

Ce corps 

Doit bien être le mien 

Puisqu’il me fait mal

À cet endroit qui valse et va

De l’os à la moelle de la sécheresse 

À l’afflux de larmes 

Faut-il que je regarde le saule 

Pleurer 

Que je regarde comment le reflet répond à la branche qui se penche jusqu’à effleurer 

L’eau sombre des douves 

Faut-il ignorer ce penchant qui me pousse à devenir autre

Ce grincement

Est donc le mien et non celui du monde 

Peur

Source image: ici

La mer d’une seule vague va
dans le ciel à cet endroit
où l’on croit reconnaître l’infini

Au dessus du cimetière le ciel
est un caillou gris tombé au fond
d’un puits

La pluie a lavé le ciel comme les larmes nettoient l’âme
le ciel demeure blanc
se gorge d’une lumière qu’il diffuse de façon presque homogène entre
mer plages pleines et montagnes
À la place des sanglots le silence confus des mots recouvre doucement
l’enneigement des pages
Faut-il encore que j’aie peur