Jour

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Hier le soleil sur les épaules

le silence comme un chat

passe sur le sentier du jardin

le figuier pleure quelques feuilles

qui croustilleront sous les pas

dans l’olivier de petites ombres chinoises

échangent quelques brindilles lumineuses

derrière le muret ne retenant plus son souffle

un animal piétine et retourne la terre

devient de plus en plus énorme

disparaît en froissant la végétation

après lui persiste une odeur de souffre de cendres et de forêt 

hallucinée

bientôt dans le jardin

il ne restera

au-delà de ce coeur qui bat et de ces poumons

qui soutiennent l’absence de mouvements 

quelques secondes

que le bruit discret anonyme d’une larme qui tombe