Volute

Voluta, Mia Pearlman, 2009
Voluta, Mia Pearlman, 2009

Dans ce jardin

la nue est rouge afin

que les fleurs puissent n’être

que blanches

les feuilles décliner les nuances

du vert de l’or de l’argent

º

ta paume suit l’onde que propagent

les mouvements de l’étoffe qui embrasse

ton corps

aucune ombre ne souligne les traits de

ton visage

ta bouche ton regard ne laissent voir

que ce que la pudeur ne cache pas

et qui existe en toi comme le reflet d’un miroir

º

le vent a poussé la porte du portail

et entre

la feuille d’acanthe sans chlorophylle

ne croit pas à la mort

puisqu’elle rassemble les pâleurs de

ta peau

º

ma robe dont les soies ressemblent à des plumes métalliques

côtoie les brumes et les nuages

qui se posent sur les roses

à l’aube

les pommes tombées de l’arbre

effleurent mes jambes et le bas de mon ventre

de leurs cendres

º

chacun de mes pas est confié à ton silence

aucun cri n’éventre le ciel au goût d’iode

aucun croassement ne meurtrit la poitrine

de porcelaine blanche

des oiseaux qui traversent ta voix

quand elle chante et me parle

de l’intelligence

º

dans ce jardin les animaux sont au même titre que la vie végétale

libres d’aménager le temps de flammes de brocart et de poèmes

inextinguibles

les arbres sont les cerfs-volants veloutés

d’une île qu’on nomme des mêmes noms que les bleus de la nuit

dans ce jardin mille fleurs éblouissent à merveille

les six pans de mon âme

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