Attention

La Dame à la Licorne, tapisserie, Musée de Cluny

Je veille sur ton sommeil

souffle de nourrisson qu’une à une les vagues

portent en elles comme une chanson

Je veille sur la voix que les étoiles lointaines sèment

dans un éternel mouvement d’ondulations

Je veille sur ton sommeil le plus profond

afin que personne ne confonde

tes rêves ces chevaux rares

avec le bruit de leurs sabots

Je veille sur les dix bourgeons de rose

que sont les bouts des tes dix doigts

Moussus ils laissent perler le lever du jour

sur le duvet vert de leur naissance.

Que m’importe qu’on dise qu’ainsi

on ne veille sur rien et que

finalement arrive ce que tous nous cherchons à éviter

Je veille aussi sur le moindre soupçon.

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