2 commentaires sur “Aliénation

  1. Qui hait n’est rien ?
    Tiens donc ?
    Ce n’est certes pas
    Pour défendre le bourreau

    Mais dire cela
    Me semble plus excessif
    Que la haine elle-même
    Car je hais beaucoup
    Et je suis toujours quelque chose.

    Ma haine m’accroît même
    Plus que mes amours !

    L’enchaîné est écrasé
    Par la lourdeur des maillons
    Il est ployé sous le joug
    Dans une robe qui abolit
    Jusqu’à la forme de son corps
    Celle de ses genoux meurtris
    Et le dissout
    Dans l’ombre de ses plis.

    Où est le bourreau ?

    Je ne vois qu’une cellule de néant
    Aux parois de vide
    Que la victime emplit
    De sa soumission.

    Où est la victime ?

    Je ne vois qu’un ange
    Avec un groin de porc
    Une bouche plus avancée
    Que le menton pour baver
    Sa soumission sur le sol
    Et dont l’auréole est loin.

    Où est le bourreau ?

    Je ne vois que l’anneau lourd
    Attaché au mur blanc
    Inexistant
    Le mur aveugle et sourd.

    Le terme « eau-forte » est un oxymore.

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