La clef

 

Le monde me ferme ses portes. Il paraît que la raison serait en moi, viendrait de mon refus constant d’admettre les règles de convenance, d’ignorer qu’il est des questions qui ne se posent pas. La cause viendrait de ce flux qui charrie le doute, de ce doute qui enrobe chaque geste et chaque parole. Comment me faudrait-il naviguer parmi cette infinité de sens que tant d’autres balayent avec une certitude aveuglée, si ce n’est en la questionnant inlassablement ?

À partir de quand un détail devient-il important, insolent, disgracieux ? Je souffre d’apprendre que les règles d’appréhension du monde changent constamment. Je souffre de ne pas posséder cette même clef qui semble ouvrir tellement d’espace de liberté. Je souffre de me trouver face à un mur, à chercher et chercher encore où se trouve cette fameuse issue. Ce petit point d’adhésion. Le monde me devient illisible.

Les choses existent-elles vraiment en dehors de tout questionnement. Qu’est-ce qui me force à l’admettre ?

 

Pour me sortir de ma torpeur, il y a eu un peu de musique

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