Derrière le banc de la certitude
il siège
sa cervelle sert de refuge
aux commandements
aux ordres
au grand rassemblement
de la culture
parfois de la pointe aiguisée
qui lui sert de doigt à désigner
il crie : « toi ! »
il faut qu’il sacrifie
chaque jour
le cœur tendre d’un enfant
pour satisfaire sa vanité
il organise des orgies
il attise les cendres
des rires venimeux de quelques pourris
il se répand comme la peste et le choléra
il montre ses dents
jubile : « voyons, tu ne sais pas ! »
en suturant ta peine de petit chat
il peut planter ses racines
étendre la ramure ecclésiastique
de ses bras maigres comme les
barreaux de sa propre prison.
