comme une prière tous les matins j’accomplis l’écriture
de l’oubli
dernier élan vital
avant d’aller border
ma vie
dans le quotidien
bancal
des habitudes despotiques
et animales
du j’ai faim il faut que je gagne
peu importe
la fin
j’écris chacun de mes cris
dans la plus sinistre agonie
j’ai parfois envie de vomir
tellement je me trouve laid
vaincu avant les combats
par
mon satanique ennui
