
muet le ciel
qu’occulte un nid de nuages
seule la mer parle
du bout des vagues
les plages
sont d’une légèreté
de plumage gris perle
et rose semblable
à celui de la tourterelle
qui interrompt ses voyages dans mon jardin

muet le ciel
qu’occulte un nid de nuages
seule la mer parle
du bout des vagues
les plages
sont d’une légèreté
de plumage gris perle
et rose semblable
à celui de la tourterelle
qui interrompt ses voyages dans mon jardin

Derrière le mur de nuages, un ciel avance, la nuit progresse. Et ce que j’entends au loin, ce n’est pas un avion qui déchire le temps, ce n’est pas un orage en train de naître. C’est un hêtre. Il respire plus fort que tous les autres. Il respire en faisant un bruit de mer. Il déverse ses branches pâles comme les vagues l’écume sur la plage.
L’arbre n’a plus pour feuilles que les larmes froides du brouillard. il a créé la confusion dans mon esprit. Un instant j’ai cru voir au bout de l’avenue, la mer nue se cabrer comme un cheval sauvage.