errements

Elle ouvre la fenêtre et regarde sans voir
au-delà de trente centimètres tout devient flou et vague
au-dessus de la mer quelques étoiles tremblent le ciel
éclairé par sa propre lumière s’étire comme le ferait un chat
après le sommeil.

Dehors le jardin est devenu un labyrinthe des murs se dressent et ferment
tous les sentiers odorants les fleurs blanches mélangent leurs formes
c’est l’heure où sortent les fantômes, c’est l’instant où ils échangent entre eux froissements d’étoffes rires et murmures grinçants. 

Le jardin a disparu envolé avec la chouette grignoté en même temps que le fruit
tombé de l’arbre pour un rongeur

Il reste peut-être le labyrinthe dénudé qui se laisse questionner par le visage
presque rond de la lune. Elle est folle la lune, elle erre sans répondre aux questions
qu’elle se marmonne. Elle a soudain perdu la mémoire perdu le droit à la parole.

Que faire du labyrinthe qui ne la délivre pas de sa prison
Que faire des sons des odeurs disloquées des phrases parsemées de syllabes difformes
Que faire des larmes qu’elle avale toutes les nuits jusqu’à devenir ronde accoucher sans un cri se démunir petit à petit

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