Une nouvelle arme

Eric Bellefeuille

Il ne me reste plus rien de mes larmes

le sommeil dans ses déserts

a asséché leurs sources calmes

mais il me reste cette faille

elle se déplace

de mon oreille à mon cœur

de mon cœur au sexe

la faille parfois se place

entre les articulations et peu à peu

me ronge

lorsqu’elle se met à grimper

pour étouffer la colonne vertébrale

je ne trouve plus de larme

elles se sont toutes évaporées

rien

ne me laisse plus parler de mon mal

rien

pour tenter de l’oublier

il faudrait que

je puisse me trouver

une nouvelle arme.

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