Malléable

Max Ernst, Naissance d’une galaxie, 1969. Huile sur toile, 92 x 73 cm

* * * * * * *

Ma tête sur laquelle s’appuient les pluies du ciel

appartient aux astres et aux corps interstellaires

nébuleux

dont la matière semble ne connaître aucune colère

et être aussi malléable en surface

qu’un torrent de boue, qu’un turban de nuées, qu’une coulée de couleurs

Je voudrais être une explosion permanente

dont on a oublié la finalité

dont on ignore la lente tourmente

regardée de si loin qu’on en oublierait ma dureté matérielle et l’impact

de mon impuissance à tourner dans un autre sens

ne serait plus les stigmates d’un fantôme malade

mais le point de départ

d’un nouveau voyage

énigmatique

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