Lamentation Lente -Pablo Neruda

Dans la nuit du cœur

la lente goutte de ton nom

glisse et tombe et brise et déploie

en silence son eau.

Légère sa blessure exige quelque chose

et sa déférence courte et infinie,

comme le pas d’un être qui s’égare

soudain entendu.

La roue épaisse de la terre

fait rouler sa jante humide d’oubli

coupant le temps

en d’inaccessibles moitiés.

Ses dures voûtes couvrent ton âme

répandue dans la terre froide

avec ses pauvres étincelles bleues

volant dans la voix de la pluie.

Résidence sur la terre, Pablo Neruda

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s