Comme une mer inondée de larmes
je me répands onctueusement tout autour de ton âme
et juste en dessous de ton œil
je fais mon nid
On dirait que je songe et que je ne change pas
On dirait que je plonge et ne remonte pas
Pourtant le temps résonne par ondes
dans ma voix
et se ploie entre mes doigts
comme les bras des rivières
J’occuperais tes pensées si seulement tu voulais
Aucun de mes gestes n’est froid ou brutal ou laid
Aucun de mes souhaits ne te coupera la parole ou te laissera défait
Toutes mes couleurs rayonnent et polissent la lumière
Mon amour ne laisse pas de trace morte
ni de remords
Il lisse il glisse il contourne
Jamais il ne se lasse des ressacs
et des tendres guerres
Comme une essence de souche
comme une gamme spectrale
comme un mensonge de plus
je voilerai les statues du doute
Je volerai tes craintes pour que tu sois
plus prolifique
et liquide que la pluie
l’été
Laisse-moi te mélanger à ma langue et t’apprendre
par cœur
les ondes amoureuses du mien
lorsqu’enfin je serai captif contre ton sein.
L’image vient d’ici
J’écoutais CocoRosie
