L’hostie

Hostia i komunikanty

Il a mis sa main sur mon épaule alors que j’allais aller jouer dehors.

Il m’a dit viens.

Il a caressé ma tête, ma chevelure d’ange. Il disait.

Il m’a longtemps soupçonné en appuyant son regard partout et surtout au cœur de mes yeux et de mes larmes.

Mon fils, a-t-il dit, de quelle couleur est le paradis. J’ai pensé bleu mais je ne lui ai pas dit.  Je me suis tu lorsqu’il a mis le doigt de sa main droite sur ma bouche après en avoir dessiné lamentablement le contour.

Son geste imposait le silence alors que la peur criait tremblotante et transie tout au fond de mon âme devenue si hideusement pâle. Laisse-moi.

Comment faut-il manger l’hostie, cette chair de l’Homme, sans la mordre. Agenouillé et humilié, il faut lui tirer la langue.

Le corps mort du Christ vient depuis faire pipi dans mon lit presque toutes les nuits, saigner dans mes draps.

Les péchés de l’homme lui sont pardonnés au prix de quelques clous bien plantés dans la cervelle des foules bêlantes comme de galeux troupeaux des amen et ses alléluia.

Sur le banc du confessionnal, ma petite flemme est morte, enfermée dans le silence d’un immonde tabernacle plus noir et plus monstrueux que l’enfer.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.