Presque comme avant

 

Elle a envie de sortir mais elle ne sait pas demander. Elle n’a d’autre voie que de se laisser aller comme les fils. Son petit visage a envie de jouer, de grimper dans les arbres et de manger son morceau de ciel comme n’importe lequel. La Lys voudrait peut-être sortir de son lit comme l’enfant qui ne peut s’endormir.

Je marcherais alors à ses côtés, aussi loin que je le pourrais. Mon cœur épouserait le même mouvement lent et puissant que le jour. J’aurais peur.

Je voudrais pouvoir fuir sans jamais plus revenir. Laisser mes cheveux se languir comme des algues au fil de l’eau glaciale. Suivre l’emploi du temps maladif de cette rivière orpheline.

Je voudrais être aussi arrogant qu’un printemps, croire qu’en claquant mon fouet sur l ‘eau, un joyeux cortège s’ébranlerait pour annoncer aux gens que la vie a repris son cours, que tout est presque comme avant.

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