Papillon

Mon livre serait un jardin qu’il suffirait de feuilleter. Enfantin, joyeux, il serait un émouvant arrangement de mots et de fleurs, la légèreté du baiser des papillons m’encerclerait et toi, tu serais ma seconde peau.

Ton rayonnement apposerait sa chaude caresse sur chaque phrase. Tu permettrais au silence de se faire le complice du soleil quand nous montrant midi de son doigt, il nous rend tous muets et béats.

Toi, ma belle, tu te chargerais de l’harmonie et de la Beauté. De la limpidité, aussi. Il suffirait de te voir pour boire et croire à l’infini.

On se refuserait à mûrir. Il n’y aurait plus d’équivoque, de zone grise mais de l’ombre pour reposer nos inquiétudes et nos regrets. On respirerait tes parfums et ceux de ces vents essoufflés par les mers trop agitées.

Notre plus belle lettre serait le Ô de l’émerveillement.

Chaque jour aurait sa page, chaque mot sa seconde. Mon livre serait le premier à ne rien renfermer, à ne rien enseigner. Il ne prendrait fin si toi, mon Amour, tu t’en fais le savant jardinier.

Korea-Joseon-Moran.Hojeopdo-d2

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