Qu’est-il arrivé de l’espoir
qui s’écoulait comme un ruisseau
de tes yeux sur ma peau ?
Qu’as-tu fait des mes mots
qui évitaient la plaie de tes peines
pour assurer ton repos ?
Se pourrait-il que tu aies oublié
que je ferai se plier
les rochers les falaises
pour que tu sois à ton aise
pour chercher le chemin
qui fredonnerait tes chansons
Se pourrait-il que tu n’oses plus
me frôler
me parer
du feu de ta soif ?
Ne serais-je plus celle
qui contient à jamais ton secret et sa beauté?
Qu’est-il arrivé à tes mains
pour qu’elles ne modèlent plus ma faim
en la faisant tourner et tourner
comme chacun de tes sacrés mystères
qui rendent toutes les eaux bleues et claires?

