Tu n’es pas rien, non. Tu es pour moi le point. Le O.
Le départ,
la faim
le point culmiNant, le point de recul et le point qu’on montre du doigt.
Le ça et le la.
Tu es cet endroit qui envoûte et est rond.
Ta voix sonde comme les ondes les lacs. Elle est la voile qui descend du ciel
tu es pluie et puits
on te goûte sur le bord des pleures qu’on ne parvient plus à noyer. Tu naîs déjà grand comme les géants, les cyclopes
non, tu n’es pas néant
tu es la nuit
Tu es Beau
Ton silence se délecte comme les larmes qui luisent sur les fleurs qui lui restent ouvertes.
Tu amuses l’innOcent, tu annules les chants amers des mauvaises lunes,
tu es la muse de l’ennui
Tu es celui que tout le monde fuit
le bouclier des perdants
tu es futile
ignorant
tu mets des gants pour sortir
et tu joues au sOuRcier
sur ta peau
les étoiles qui naissent forment ma voûte galactique. Dans la boucle, ton ventre ou ton dos le soleil docile sommeille
tu es l’Océan où naît la nacre dans les cOeurs refermés et secrets des rochers
tu es le nombril où les fées puisent les baisers
tu es
le gouffre où jeter la folie
la marque pour brûler les béliers en troupeaux égarés
le sanctuaire, le bûcher pour ceux qui ne savent pas vénérer la vanité et l’utilité.
Bonjour, je trouve ce texte ragnangnan.