Air

Les Cyprès, tableau de Vincent van Gogh – Metropolitan Museum of Art

Pour ponctuer

Le ciel il y avait son chant

Son cyprès roucoulant verts

L’infini répondait depuis un pin

Lointain l’écho amoureux devenait 

Insaisissable 

Le monde si près d’être sa

Mélodie mélancolique et non plus 

Méprisable 

L’arbre s’est rendu 

Malade

À abattre 

Le chant cherche une mélancolie 

À habiter proche si possible 

De l’infini 

Sommet

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Image: Antón Hurtado

Avant de s’envoler dans le ciel
la colline arbore en son sommet,
un rocher aux couleurs d’aile de tourterelle.
La mer en remuant incessamment
permet au soleil de lui confier des grappes de raisin violet.
Quel plaisir puis-je donc éprouver à contempler et
à décrire ce qui est susceptible de ne jamais changer?
En renouvelant mes observations, j’oblige mes sentiments
à progresser vers d’infinies sensations sans jamais être
en mesure de me confronter à la réalité tangible.
Ainsi décrite la colline ne montre pas la face que je suis incapable de gravir.