Remords

via vandelsac

Ton petit visage d’enfant s’emplit de larmes
qu’est-ce que tu fais là au bout de l’allée appuyé à ta propre pierre tombale
tu as le visage de celui qui tombe pour la première fois
d’une montagne


j’attends inlassablement que la vie te relève

et parle des vrais maux


à plein poumons

mais les silhouettes en cortèges lourds
répercutent
les dociles invitations à saluer la mort


pour toujours toi tu veux pleurer haut et fort

que tu es là encore à hanter les remords 

d’être né  

bien moins fort que tous ces autres