D’où vient-elle ?

 

Du labyrinthe de ma cervelle 

D’une étincelle et puis d’une autre entre neurones 

Parfois elle descend le long de la colonne vertébrale 

Choisit l’endroit entre les omoplates 

De là elle orchestre la trajectoire de l’angoisse 

Brûlante coulée de lave lente 

Irradie l’ensemble des organes se transforme mue paralyse convulse 

Miraculeusement disparaît mais hante

D’où vient-elle

D’un espace où je ne dispense plus de nom 

Non que je ne le veuille pas 

Simplement 

Ce côté-là de ma planète n’est pas censé se faire effleurer par une quelconque lumière 

Rejet

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©Bertrand Els

À ton caractère il faudrait ajouter une gamme
de lumières croissantes
d’ombres grises de plus en plus éblouies
À ton visage tous ceux que je garde en mémoire

le poids de ton petit poing fermé
l’odeur de ta paume effleurée par un sommeil d’astre
la vrille d’un souffle qui s’échappe de ta bouche
chevelure de lait
quand tu n’étais qu’un bébé

À tes silences s’ajoutent tous les autres silences
feuilles froissées
fleurs affamées de mots
poèmes
Ouroboros
planètes inexplorables
hologrammes au défi de représenter
ta réalité


rejet

à Bertrand