
Depuis les montagnes
en dents de scie
s’éparpillent les chants
d’un bouquet d’oiseaux
des bambous coupés
l’âme de leurs plumes colorées
s’échappe
en versant les larmes
nécessaires à leur survie

Depuis les montagnes
en dents de scie
s’éparpillent les chants
d’un bouquet d’oiseaux
des bambous coupés
l’âme de leurs plumes colorées
s’échappe
en versant les larmes
nécessaires à leur survie
Georges Braque France 1882-1963 « Oiseaux »
J’ai cru que c’était la mer qui me parlait. Les vagues comme les lèvres d’une infinité de bouches pleines de questions sans réponse. J’ai pensé que c’était le vent s’échappant comme un soupir lorsqu’il se heurte à une quelconque rive. Mais ce n’était que le tamaris dont les branches, les feuilles et les fleurs s’ébrouaient. Le gigantesque oiseau lissait ses plumes roses, quelques branches grinçaient. Voilà un arbre qui ne se prend pas pour une chose végétale!
Je me suis assis sur le muret, je guettais l’envol, je regardais comment l’arbre construisait son nid de brindilles solaires. Quelle extravagance dans chacun de ses gestes, bientôt il serait goéland ou l’un de ces flamands roses qui se déposent à la manière des nuages dans le ciel lorsque le soleil va dormir dans la mer.