Ego sum…

Mais que fait ce je parmi tous les mots

le poème n’est pas un coeur et encore moins un rocher qui bat

jusque dans chacune de ses rides jusqu’aux rives d’une âme

le pronom est trop lourd 

soleil glacé  il ne faut lui lâcher la bride

le je devient l’épicentre du tremblement des mots 

aimerait apporter un sens côtoyer la beauté accordée au texte lunaire à sa fantaisie saturnienne qui n’est rien et n’est à personne

être le maître du jeu le je rêve d’être

mais il suit il sue il tue tout ce qu’il touche 

le je est un crapaud celui qui croasse plus fort que les autres

le je est laid

le je n’est jamais bohème ce qu’il porte sur le dos 

est une bosse à venins