
Sur la mer les nuages bâtissent des chaines
de montagnes aux sommets enneigés
le soleil tombe dans le nid des vallées
et creuse des lacs aux lueurs bleutées
étendues fugaces où les ombres marchent
en frissonnant comme les vagues
Sur le ciel comme sur le pelage d’un léopard
des taches évoquent les paysages où les
buissons cachent l’épine et le fruit solitaire de la nuit
sombre jusqu’aux profondeurs noires d’un puits
Sur la paume de tes mains tendues
est né tendrement un croissant de sable blanc
dont le nombril argenté est le centre grandissant
d’une galaxie d’éclats violacés et dorés