Oublié

Parmi la foule, dans les rues je ne suis plus une parole pas même une virgule ou le point affirmatif qui ferme une phrase. Je suis une inconnue. L’être qui ne se prononce pas.

Tous doivent bien avoir une raison. Moi, je n’en ai pas.

Je n’ai pas de temps à perdre, je n’ai pas d’argent à dépenser.

Mon unique foyer est l’histoire informe d’une corde à danser qui stimule le rythme. Musique de nuit qui titille le brouhaha de la ville.

Une goutte de cristal tombe et fait naître la pluie.

Quand il pleut, le ciel danse, la mer montre ses grains de beauté à celui qui est seul à ne savoir que faire de ses rêves, si ce n’est de les oublier.