Un bref instant

Les forces gravitationnelles
oubliées
La feuille morte vole vers l’arbre -et ce n’est pas un oiseau-
La fleur papillonne bien au delà de sa hampe florale
Et toutes les pensées une à une se détachent

Soudain le soleil dans le dos la mer comme un grand cétacé
soupire
tout le jardin frisonne et tremble en revenant à lui-même
le rêve éteint
le coeur gros au bord des larmes
incapable de dire si c’est la fatigue
les émotions sont parfois de tels fardeaux