
La forêt
Brille par son silence
Je n’entends plus que
Ta respiration qui glisse
Au rythme à quatre temps
Du pas
Souplement tu déposes
Sur la terre rafraîchie d’un sous-bois
Ton ombre géante la mienne si menue
Frôle les feuillages qui tiennent encore aux branches
Grâce à toi
Jamais plus je ne poserai un pied sur terre
Si ce n’est celui qui te proposera une nouvelle dérobade .


