
On n’imaginait pas
Ce paysage sculpté par de la glace
D’eau et d’azote
Ces montagnes monstrueusement
Élevées ces vallées creusées par l’obscurité et quelques milliards d’années de silences














Je n’imaginais pas que sous la surface visible de ta planète sous les rides et les entailles se cache
Un langage sans mot comme si plus rien
Ne coulait de source
Un message exsangue qui exclut l’inutile
Un dernier geste une signature ou le premier d’une longue série où tu t’exerces jusqu’à ce que le temps s’égrène péniblement
Tu ne demandes à personne de te découvrir
De te donner un nom
De te classer parmi les autres dans cette même catégorie et puis de te déclasser encore et encore
Comme si cela ne changeait rien.
Loin de tout ce qui s’imagine tu complètes le monde de quelques images
Désertiques diront certains parce qu’elles ne servent rien.