
La nuit tombe et
toi tu pousses un chant
qui élargit l’âme
à la manière des peuplades anciennes
qui occupaient les montagnes
suave nostalgique et qui ne se laisse
jamais décevoir
la nuit tombe et
tu pleures à faire déborder
le coeur posé à l’orée de l’arbre
peut-être sur l’une de ses dernières branches
la nuit tombe
le jour ne se relèvera pas
avant quelques heures
et toi tu pousses jusqu’à l’infini
un cri qui suspend le temps
comme s’il n’était qu’une vague
relayant une autre vague
jusqu’à ce que chacune se transforme
en écume
Superbement réussi…
merci