
Dans ce jardin qui n’existe plus
un merle
l’appel d’une tourterelle signale la présence
de la mélancolie mienne
la caresse toujours verte d’un sapin se heurte à la clôture
il a tellement grandi qu’il masque le ciel
un tapis de pervenches vengent l’azur
tandis que les lilas broient la brume laiteuse
un merle
attend ta main et que tu secoues la nappe
pleine de miettes
pour toi l’arbre a pour te regarder cette pupille amicale
le petit bec jaune de la nuit comme une lune
éclaire ta solitude