J’ai fermé les yeux et sur mes paupières
s’est posé le ciel
l’étoffe de soie bleue a gagné mon corps
enveloppait mon âme sa palpitation de poisson
sorti de l’eau et tombé sur le pont
la trame invisible à l’oeil nu et dont les fibres
sont des ondes qui ne sont déjà plus de la lumière
transgressait tous les ordres de grandeur
aux intersections une étoile une explosion
un pulsar des amas de gaz de la poussière
un corps parti en fumé
j’entendais les frondaisons se froisser et se laisser tisser
par les sifflements par milliers d’oiseaux à peine plus grands
qu’un aileron le gloussement de l’eau dans les bras d’une source
en ouvrant les yeux l’empreinte aux rayons X de mon corps
s’estompait peu à peu
j’ai reconnu chacune de mes fractures et juste en dessous
du talon
la lune comme un flocon

merci très original ce poème merci🌼
Merci