inadvertance

« my face / my father’s face » by Sally Prasch

Je suis tombée du 27 ème étage de ma maison de verre.

L’ossature grinçait déjà aux articulations,

les tables ne tenaient plus debout

et mes larmes avaient provoqué des courts-circuits à la maigre installation électrique :

les ampoules accrochées aux plafonds des pièces comme des pendus voués aux corneilles

ne donnaient plus de lumière qu’un jour sur deux, qu’une seconde sur quatre.

Les portes et les fenêtres bâillaient honteusement.

Qui donc habite cette défaillance ?

Qui ose grimper les escaliers et se pencher vers le ciel ?

Un monstre.

Un délire.

Un mal-être.

Qui ose prononcer ces paroles folles sur une feuille de papier

tout en continuant à se taire et à laisser la vie la défaire ?

Je suis tombée dans l’oubli

en me demandant qui donc a véritablement connu mon enfer

en vers ?

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