
γ
Au rythme halluciné
et méthodique de ton cœur
ta disparition progresse
γ
lentement les voies tracées
dans les labyrinthes de tes pensées
se taisent
γ
parfois tu te soulèves
avec la force d’une marée
parfois tu recules
maintenu prisonnier
par ce fil plus tenu qu’un cheveu
de nouveau-né
γ
si tu respires c’est que tu vis
encore
γ
peu à peu
ton visage se fond
tes contours se défont
tu aspires parfois à devenir
plus noir que cette béance
au fond de l’être
se secouant avec répugnance
γ
tu vas disparaître
disproportionné
rompu
sans te résoudre