Cartujano

Caballo Blanco, Diego Velasquez – 1599-1660

Si l’on devait me donner une âme

elle serait grise et pommelée

comme les cimes de l’orage et du ciel

En mélangeant son sang à l’air

sa sueur à la lumière

elle ferait trembler la poussière des chemins

elle serait de passage

quand du ventre de ta guitare

se tendent et ton poing et ta colère

ses naseaux seraient les cratères du vent

les béances hallucinées de la terre

son souffle sculpterait le temps majestueusement

 plus jamais tu n’aurais l’impression

de perdre ton nom

en confiant ton pas et tes danses

aux absurdités immondes des humains

Un commentaire sur « Cartujano »

  1. Cartujano, sur l’image ça se discute. Il a vraiment un gros fessier pour un andalou ou alors il est mélangé…
    Pour le poème en revanche, excellent.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s