Rien

Goya Caprichos3

Il ne restait rien.

Juste moi écrasé de douleur.

 

On éteint pas cet étranglement d’un seul mot.

On n’oublie pas comment les minutes traînent quand on a mal là, à cet endroit où la raison se découd.

Dans le noir, sans filet ni protection,

sans plus rien pour vous asseoir, pour s’apaiser et attendre.

Cette merde gluante me mange.

Aujourd’hui seulement 4 fois,

hier 6

et demain, elle reviendra sans que je l’appelle.

Elle viendra se planter, se vanter de sa toute fraîche cruauté.

Pour elle, le temps n’existe pas. Rien ne marche. Rien n’avance.

Demandez à tous ces fusillés dans les couloirs des hôpitaux.

 

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