Le ciel ocre

Dans le ciel ocre, se mélangent les oiseaux et leurs plumes au vent. Tu es venu habillé de neige, prêtant à tes requêtes la même pureté. La même innocence qui apprend encore à interroger le monde pour le comprendre.

Dans le ciel, le soleil n’a laissé que son or. Il contourne habilement les arbres et leurs fleurs, il décide d’octroyer aux saisons le repos. Aux idées, l’espace nouveau et immaculé. Tu es venu le visage clair, souligné par un sourire à peine plus rose que l’air. L’homme que tu viens consulter est un sage. Autour de lui, l’iwan semble avoir été construit en respectant les justes principes qui guident son existence.

Dans le bleu de perse de la coupole, les volutes d’or organisent l’harmonie. Tout est à sa place, tout semble être donné à la paix. Rien n’est laissé au hasard. Le derviche incline la tête. Il est disposé à t’écouter.

Chacun dans votre écrin, lui dans une avancée de la mosquée, toi sur le bras divin d’une colline. Vous accorder vos paroles et vos idées comme s’il s’agissait de deux instruments de musique. Posés sur les branches des arbres, on y devine les premières notes dans le chant léger et libre de deux oiseaux qui se regardent.

On ne sait quel fut le livre que vous orniez avec tant de délicatesse. S’agissait-il d’une poésie ? Du livre, il ne reste plus que la page arrachée sur laquelle vous figurez l’amitié ou le désir de savoir, l’envie de découvrir ce que la vie réserve de beau et de pur dans le cœur de l’autre.

Mieux voir l’illustration ici

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