Il est un de ces oiseaux de proie
et moi
j’attends l’acier de ces serres
Je vais sans plus me donner de sens
car son désir surpasse mes rêves
Il se déploie de sa plus cruelle envergure.
Il va comme une brûlure
il s’éloigne comme une morsure
Son ombre plane et ne m’accorde plus de trêve
quand décidera-t-il de me tuer quand
fera-t-il de moi la particule privée d’un tout
flottant dans le noir
quand me laissera-t-il quand
j’aurai encore envie de lui
envie d ‘éprouver au delà du possible
la coupure
le si douloureux
déchirement de mon être
attendre son divin manège
le ciel est tout autour de moi
il vole au plus profond de mon ventre en mon centre en mon sexe
j’espère follement cette nouvelle existence
tourbillonnante
friable
quand il me fera mal quand il me dévorera
sur les bords coupants de nos deux volontés
Je bénirai ces instants où il s’abattra sur moi
me dévoilera
se plantera à l’endroit
où nos désir et nos peurs sont
si incandescents
