La nuit est veloutée, elle est dans le ciel comme un chat. Elle rode, elle bouge lentement comme si elle cherchait sa proie. Regarde-moi, qu’ais-je donc fait pour que tu ne me parles pas? Suis-je donc si laid, si pauvre, si maladroit?
Je me ferai cette eau tranquille, apprends-moi. J’épouserai les gestes qui ne parlent que toi. Montre-moi, mon Amour. Je ne sais qu’embrasser tes pas. Perdre le jour et creuser le néant. Dépose devant tous ces yeux avides ce qui n’appartient qu’à toi. Un tapis d’étoiles venu d’orient? La pluie saupoudrée de tes rires? Les idées qui te parent bien mieux que le plus bel argent? Laisse-moi ruisseler sur ta peau, attendre à l’infini qu’on puisse trouver quelque chose d’encore plus Beau. Marche autour de moi comme un couguar, dérobe mes rêves, dénude-moi. Je t’attends.

Une réflexion sur “Je t’attends”