Pour rêver.

À la cime des tilleuls 

La lumière dort 

Elle a accordé sa respiration 

À celle des arbres 

Les roses grimpent le long 

De la façade 

En silence 

Dans un geste parfumé 

Leș pelleteuses détruisent tous les trottoirs de l’avenue

Pour supprimer les bancs 

Qui permettaient aux passants

De se reposer un instant

À la place et de manière disproportionnée

Une injonction à ne jamais rester 

Pour rêver