Un nuage imite la forme d’une
demi-lune posée sur la colline
Un instant les sommets deviennent
Le dos d’un mulet
Et puis tout disparaît
La mer observe un silence
Profond bleu
Tu observes qu’une ombre remonte de l’abîme
Tu vois l’aileron se transformer en vague la mâchoire en écume
Avant que tout ne revienne à sa place
Le chant de la fontaine engloutit celui de l’oiseau
L’arbre muet se repaît de reflets
Le monstre marin probablement un requin
Regagne cet océan où ton esprit est pieuvre ton corps hippocampe et le temps vague
