
La pointe du pinceau
a touché la surface d’un lac noir.
Les remous encerclent le point d’impact
s’écartent jusqu’à ce l’onde réponde
par une vague et encore une vague et encore une vague.
La petite chatte tigrée arbore avec délicatesse
cette histoire de heurts
comme une roche répète les strates.
Ce qu’on peut lire reste malgré tout le souvenir d’un souvenir.
La petite tigrée laisse entendre que la pointe du pinceau, les soies proviennent de sa queue:
contrée extrême de sa beauté,
au-delà des crocs,
au-delà des griffes,
en deçà de la pupille et de l’iris,
rayure après rayure
après rayure.