Hier, mon cheval

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hier mon cheval

entendait dans les voix du vent

l’affolement incendiaire de l’horizon

ce qui crépitait dans chaque buisson

l’épine ou l’aileron des vagues

sous son pas le rocher grince et la plage s’efface

il aime tant frôler les roseaux

éprouver la feuille frontière entre estuaire ou marécages 

lorsque l’eau du ruisseau mousse 

jusqu’à l’épaule ou caresse le ventre 

Hier mon cheval crinière d’encre folie entre

Les deux oreilles et dans les jambes le galop et la ruade

touchait du bout des lèvres l’immortelle et son parfum sauvage 

La mer colorait ses crins sa robe scintillait comme le sel ou l’étoile qu’il a dans  le regard 

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