Les mousses et les lichens ont abandonné leurs écritures sombres
ces lettres griffues et ces syllabes d’ombres ne deviendront jamais des mots à l’usage brutal des humains
pour se parer de verts et de bleus
identiques à la mer se mirant dans l’orage
Mais toi tous les jours de ton pas souple et noir doucement tu l’effleures
le rocher reste sur ton chemin
pourquoi le contourner
ton âme petite comme un pétale
reste blottie dans ton regard
même si elle se retourne vers le passé
Demain il n’y aura plus de flaque où regarder le ciel et ses nuages pour estomper la soif