Caractères

Hier, j’ai écrit 290 mots dont je ne sais quoi faire. Je n’ai songé à personne en les écrivant. Résultat: ils restent là, sans plus me parler, sans que je n’ai plus envie de les lire et de les retravailler pour qu’ils prennent corps et formes. Je me suis promis de ne plus rien détruire de donner à lire. Tout.

Je constate que je promets l’impossible. 290 mots qui parlent du plaisir que propose sous certains atours la souffrance. Celle qu’on reçoit comme celle qu’on donne. De quoi me faire enfermé dans de nouveaux préjugés par tous ceux qui n’ont jamais osé ces fabuleux excès et qui ont honte d’en rêver. De quoi peut-être me faire enfermée tout court. Bannir de nouvelles fois, ça c’est certain.

290 mots bourrés d’équivoques. 1691 caractères qui dévoilent 0,00000002% du mien. Du moins c’est que je prétends pour me sauver.

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